Pour prendre une pilule abortive, les Japonaises devront demander l’autorisation de leur partenaire

Cette décision est dénoncée par l’OMS et les associations.

Un pas en avant, trois pas en arrière. Le Japon s’apprête à autoriser la pilule abortive. Mais le progrès s’arrête là. Comme le note le « Guardian », les femmes qui souhaitent avorter au début de leur grossesse devront obtenir l’accord de leur partenaire avant de pouvoir se la faire prescrire.

Une législation qui date de 1948

Le Japon fait partie des onze pays du monde où il faut l’accord d’un tiers pour avoir recours à un avortement chirurgical – et ce, malgré les appels de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à réformer ces pratiques.

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La politique de santé des femmes japonaise, loin d’être féministe, est encadrée par la « Maternal health protection law » de 1948. Les associations appellent le gouvernement et les autorités sanitaires japonaises à se débarrasser de cette condition d'accès à l'interruption volontaire de grossesse (IVG).

« Être forcée à poursuivre une grossesse non désirée est une violence et une forme de torture  »

« Le “consentement du conjoint” devient un problème lorsqu'il y a un désaccord avec ce dernier, ou que le conjoint oblige la femme à donner naissance contre son gré », a témoigné auprès du « Guardian » Kumi Tsukahara, membre de l'association « Action for Safe Abortion Japan ». « Être forcée à poursuivre une grossesse non désirée est une violence et une forme de torture. »

L’année dernière, une femme de 21 ans a...

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