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Produits moins bons mais plus chers affichant une "nouvelle recette" : quels sont les articles concernés par la cheapflation ?

"Cheapflation", encore un nouveau terme pour désigner une pratique commerciale. Né de la contraction des mots cheap (bon marché en anglais) et inflation, il qualifie la dégradation de la qualité nutritionnelle d’un produit et l’augmentation de son prix au kilo ou au litre. Loin de la vigilance des consommateurs et consommatrices, il est aujourd’hui presque impossible de l’identifier et de la quantifier. "Jusqu’où iront-ils ?" C’est la question posée par Foodwatch qui épingle, dans une enquête, publiée mardi 6 février 2024, six grandes marques qui se sont adonnées à la cheapflation. After Eight (Nestlé), Bordeau Chesnel, Findus, Fleury Michon, Maille (Unilever) et Milka (Mondelez) : elles ont toutes modifié certains ingrédients dans le but de réduire leurs coûts.

Dans l'enquête, menée pendant plusieurs mois avec une équipe de journalistes de France Télévisions et l’ONG Foodwatch, six produits de l’industrie agroalimentaire sont épinglés. Fleury-Michon est ainsi accusé d’avoir retiré 11% de chair de poisson dans sa recette de surimi le Moelleux (24 bâtonnets). Une dégradation de qualité qui s’est accompagnée d’une hausse de 40% du prix au kilogramme entre 2021 et 2023 chez Auchan. De son côté, Bordeau-Chesnel a dégradé de 5,5% la part de viande de poulet dans sa recette de rillettes de poulet rôti en cocotte. Dans le produit, la graisse de canard a été remplacée par des huiles végétales, tandis que l’origine de la viande, initialement française, est devenue européenne. Une évolution (...)

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