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Psychofiction : la Belle au Bois Dormant sur le divan

Dès qu'au royaume des hors-séries la rumeur d'un numéro sur le sommeil se répandit, la princesse Aurore accourut pour y figurer. Mais sa surprise fut de taille lorsqu'elle comprit qu'elle n'allait pas à nouveau dormir cent ans, mais s'adonner à une séance de thérapie…

On peut s'appeler Aurore et ne pas avoir vu l'aube pendant un siècle ! La Belle au bois dormant l'a prouvé, depuis que Charles Perrault et les frères Grimm l'ont rendue si populaire.

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A sa naissance, ses parents, le roi et la reine, ont organisé une belle post baby shower digne de celle de Kim Kardashian. Sept bonnes fées se sont penchées sur son berceau pour la doter de qualités (beauté, grâce, don pour le chant…), mais la maléfique Carabosse est venue gâcher la fête avec sa malédiction, qui ne fait pas dans la layette : à 15 ou 16 ans, Aurore se piquera le doigt avec un fuseau et en mourra. Heureusement, l'une des marraines atténue le maléfice. Mais le mal est fait : la princesse s'endormira pour un siècle. Ce conte a tout d'une histoire à dormir debout, on vous l'accorde.

À l'aurore de sa vie

La Belle est surprotégée par ses parents, qui menacent de mort quiconque filera au fuseau dans le royaume : le château représentant la protection, le rempart contre le danger, le cocon de l'enfance. A 15 ans, la Belle se pique quand même, saigne (évocation du sang menstruel) et plonge dans un sommeil éternel. Comme le constate la psychanalyste Elsa Godart, il y a chez la Belle, avant cette grosse sieste, une curiosité, une ouverture au monde, un examen de son désir. Pour l'explorer, ne faut-il pas toujours être capable de braver les...

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