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“Je répare des survivantes, des victimes de tortures épouvantables ! ” : gynécologue, elle opère les victimes d'excision

Quatre petits pieds dans l'encablure de la porte. Ce mercredi matin, chez le docteur Sarah Abramowicz, deux fillettes de 3 et 6 ans sont encore en pyjama. Elles passent du salon à leur chambre, laissent traîner leurs oreilles…

“ Elles savent ! - assure leur maman - pas dans les détails bien sûr, mais elles savent au moins qu’elles ont beaucoup de chance par rapport à d’autres petites filles. Elles savent s'indigner et j’espère que ça va durer !”.

Sarah Abramowicz est gynécologue obstétricienne et l’une des rares spécialistes mondiales de la prise en charge des victimes de mutilations sexuelles féminines. Ses filles savent, et nous, nous ne pouvons pas ignorer !

Le docteur Sarah Abramowicz opère une centaine de femmes par an dans la 2ème plus grosse unité hospitalière de France, le CHI André Grégoire de Montreuil. Toutes sont rescapées d’une torture subie généralement dans l’enfance au nom de traditions ancestrales qui font la part belle au patriarcat le plus dur.

Les plus jeunes, nées au Mali dans des familles de l’ethnie Bambara ont été mutilées à moins de 7 jours de vie. D’autres viennent d’ethnies qui excisent plus tard, vers 9 ou 10 ans pour symboliser un passage à l’âge adulte ou juste avant un mariage.

Certaines de ces femmes sont nées en France et ont été “coupées en bas” à l’occasion de vacances “au pays” qui tournent au cauchemar.

Les petites filles françaises qui subissent encore ces violences - toujours à l’étranger- ont généralement plus de 6 ans, l’âge auquel les parents (...)

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