Se remettre d’une rupture amoureuse serait aussi dur qu’une cure de désintox

·Journaliste

Comment se remettre d’une rupture ? Vous avez quatre heures. On s’est tous fait larguer à un moment donné. Et même si on n’est pas à l’origine de la séparation, ce n’est pas pour cela qu’on ne souffre pas. Mais, la vie continue. Là-dessus, on ne vous apprend rien. Alors autant essayer de rebondir ou lieu de se morfondre dans son canapé. Mais évidemment, cela ne va pas être du gâteau puisque c’est comme si vous arrêtiez la drogue du jour au lendemain.

Mixed race woman taking broken paper heart
Mixed race woman taking broken paper heart

Une rupture, c’est extrêmement violent. Vous vous dites peut-être qu’il y a plus grave dans la vie. Oui, c’est vrai. Et oui, vous allez finir par vous en remettre. Et non, vous n’allez pas rester toute votre vie célibataire avec 18 chats. Mais on persiste et signe : une rupture, c’est extrêmement violent. Et quand on dit ça, on ne donne pas que notre avis.

En psychologie, des études ont montré que vivre une séparation revient à sevrer un toxicomane. Votre cerveau réagit à une rupture comme il le ferait si vous n’aviez pas eu votre dose. Autrement dit, mal. Bien sûr, vous allez pester sur votre ex à longueur de journée mais cela ne va pas forcément vous aider à combler ce vide ni à faire passer votre douleur.

Coucou Bridget Jones
Nul besoin de se sentir nul.le, en matière de rupture, tout le monde souffre. Si on vous a déjà dit le contraire, eh bien on vous a menti. Mais le temps que vous prendrez à cicatriser ne dépendra que de vous. Un indice : vous n’arriverez pas à passer à autre chose en vous jetant sur le premier venu ou en dévorant un pot de Ben & Jerry’s avec le liner qui coule devant une comédie romantique à la télé. Pour aller de l’avant, il va falloir se bouger les fesses (pour être poli).

Le psychologue Guy Winch s’est spécialisé dans la question. Il a notamment écrit des livres sur le sujet, dont How to fix a broken heart (Comment réparé un cœur brisé), et enchaîne les conférences.

L’amour rend accro
Dans son bouquin, il explique que les ruptures nous affectent beaucoup plus qu’on ne le pense. Et pour cause, en analysant les IRM de personnes qui vivaient une séparation, une étude a prouvé que leur cerveau réagissait comme ceux des patients en manque de cocaïne ou d’opioïdes. En conclusion, l’amour est aussi addictif que la drogue. Alors forcément, la descente est particulièrement compliquée. C’est pour ça qu’on meure d’envie de voir ou de parler avec notre ex et qu’on en devient complètement obsédé.e.

Guy Winch révèle aussi qu’on a toujours tendance à idéaliser une relation une fois qu’elle est terminée, à déformer la réalité, à ne se rappeler que des bons souvenirs… Par exemple, vous allez penser au week-end ultra romantique que vous aviez passé avec votre chéri.e mais complètement occulter celui qui a viré au drame. Ou bien, vous allez être super nostalgique en pensant à vos tendres baisers mais pas aux fois où il vous a repoussé.e. Réfléchissez bien, il y en a eu.

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« Usually, your presence, talking to you, being by your side comfort my heart. Today, it felt sad »

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L’expert souligne aussi que lorsqu’on a le sentiment de s’être fait.e largué.e, on se renferme sur nous-mêmes dans une espèce de spirale infernale où l’on a pitié de soi. Et évidemment, où l’on pense que notre ancien amoureux.se est bien plus heureux.se sans nous. Par ailleurs, la fin d’une relation peut paraître un peu sortie de nulle part pour la personne qui se fait jeter comme une vieille chaussette. Mais bien souvent, l’autre pilier du couple est moins investi émotionnellement voire déjà détaché depuis quelques temps. Sauf que bah… On n’avait rien vu venir.

Une prescription miracle ?
Du coup, pour aller mieux, on fait quoi docteur ? Pas mal de choses, mine de rien. On ne stalke pas son ex sur les réseaux sociaux, on assume la rupture auprès de ses proches et on essaie de trouver toutes les explications possibles (sans s’auto-flageller), on dresse la liste de tous les compromis qu’on a fait pendant notre idylle (et qu’on ne veut plus faire à l’avenir), et surtout on fait des choses qui nous font – habituellement – plaisir même si on n’en a pas spécialement envie. Ah et puis on décroche les photos love to love de notre chambre et on supprime les SMS enflammés hein. Ou du moins, on ne les relit pas. Avec tout ça, promis, vous devriez tourner la page un peu plus facilement.

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