Suicide de Dinah : sa famille contre-attaque après le classement sans suite de l’enquête

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Une injustice inacceptable. Voilà ce qu’a vécu la famille et les proches de la jeune Dinah, qui a mis fin à ses jours par pendaison le 5 octobre 2021. Selon eux, sa mort est due à un harcèlement scolaire particulièrement violent dans son établissement. Ils ont ainsi porté plainte le mois suivant pour "harcèlement", "homicide involontaire" et "incitation au suicide", pour des faits qui se sont déroulés quand Dinah était en 4e et en 3e, accusant le collège de ne pas avoir réagi à la situation. Mais la justice a statué sur le contraire, classant leur plainte sans suite le vendredi 30 septembre 2022. Selon la procureure, Edwige Roux-Morizot, "la mort de Dinah n’est pas consécutive à un harcèlement scolaire". L’enquête, qui a interrogé une centaine de personnes, a présenté Dinah comme une "jeune fille brillante, absolument pas isolée", mais avec aussi avec un côté sombre, "une personnalité complexe, avec un déséquilibre psychique". La famille est en désaccord avec ce portrait, et ne compte pas en rester là. Souhaitant obtenir justice, elle a déposé une nouvelle plainte avec constitution de partie civile, comme l'a révélé Le Parisien jeudi 10 novembre 2022.

"La famille de Dinah Gonthier et son conseil ne conçoivent pas que l’on puisse classer sans suite une enquête inachevée", a expliqué dans un communiqué l’avocate de la famille, Me Laure Boutron-Marmion. "En effet, et outre les nombreux éléments probants que révèle déjà l’enquête menée jusqu’ici, le parquet n’a pas jugé utile de réaliser (...)

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