Ça commence aujourd'hui - "C'est horrible ce qui lui est arrivé !", "On voit qu'elle a des douleurs", "C'est gravissime" : les twittos stupéfaits par le récit de candidates de téléréalité victimes des dérives de la chirurgie esthétique

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Capture écran France 2 direct/
Luna Skye dans "Ça commence aujourd'hui"

La chirurgie esthétique et ses dérives à l'heure des réseaux sociaux, voilà le thème traité ce mardi 19 avril 2022 dans "Ça commence aujourd'hui" sur France 2. Pour en parler, la production a fait appel à quatre jeunes femmes dont deux influenceuses rendues célèbres par la télé-réalité. Leurs témoignages choquants voire "trash" ont autant atterré les experts en plateau que les twittos.

Ce mardi 19 avril après-midi, "Ça commence aujourd'hui" s'intéressait aux dérives de la chirurgie esthétique provoquées par les réseaux sociaux avec le thème "Chirurgie esthétique : quand les réseaux sociaux poussent à aller trop loin". Pour traiter de ce sujet des plus essentiels, Faustine Bollaert avait convié sur son plateau quatre jeunes femmes. Parmi elles, se trouvaient deux stars de téléréalité -Victoria Mehault et Luna Skye -, ainsi qu'une jeune influenceuse de 19 ans, Charlotte et une jeune maman. Pour décrypter leurs témoignages, étaient également présents sur le plateau la psychologue Natacha Espié ainsi que le chirurgien plasticien Dr Louafi. Deux experts qui ne s'attendaient peut-être pas à entendre des récits aussi choquants...

Première à offrir son témoignage, Victoria Mehault célèbre pour avoir participé à l'émission Les Marseillais, a expliqué s'être retrouvée avec une "bouche difforme" suite à des "tonnes d'injections d'acide hyaluronique". Celles-ci ayant "migré", des boules sont apparues sur ses lèvres, l'obligeant à subir une autre intervention. La jeune femme a également évoqué la pression exercée par certains abonnés sur les réseaux sociaux, qui n'hésitent pas à la critiquer ainsi que les conséquences néfastes de l'utilisation des filtres embellisseurs. "Je suis extrêmement frappée par cette façon de se voir en morceaux, le nez, la bouche etc. mais pas une image corporelle entière. Ce serait pas mal psychologiquement d'avoir une image unifiée de soi-même, car c'est l'ensemble qui compte", a notamment réagi Natacha Espié.

Touchée encore plus dramatiquement par les conséquences de la chirurgie esthétique, Luna Skye s'est ensuite confiée à son tour. La candidate de téléréalité a expliqué avoir voulu retrouver du "volume" dans les fesses après un amaigrissement. Son chirurgien esthétique lui a alors octroyé quarante injections d'acide dans chaque fesse. Une quantité démesurée lorsque l'on sait que la limite est fixée à dix. Très vite, la jeune femme âgée aujourd'hui de 27 ans se rend compte qu'elle ne va pas bien : "Au départ j'étais contente du résultat, même si c'était un peu gros et gonflé. Mais les douleurs et rougeurs ont commencé à apparaître. Je me suis remise au sport et j'étais très fatiguée rapidement, j'avais mal à la tête, j'étais irritée", se souvient celle qui a fini par apprendre qu'elle souffrait d'une infection. En a découlé une interminable série d'hospitalisations et de complications...

"Il y a eu 10 interventions dont deux grosses où j'ai été endormie entièrement pour casser les coques d'acide dans le corps, mais c'est parti dans le corps … J'ai refait 40 de fièvre, je suis retournée au bloc […] On a mis des mèches pour faire des écoulements" etc, a-t-elle détaillé devant les experts stupéfaits. Récemment, la jeune femme a également appris que l'acide avait pénétré certains de ses muscles, ce qui va l'obliger à subir une autre intervention risquée qui pourrait atteindre ses nerfs. Un bien triste témoignage qui a beaucoup fait réagir les téléspectateurs de l'émission sur twitter. Si certains ont reproché aux intervenantes leur inconscience, la plupart des post étaient compatissants. Le sort de ces victimes des réseaux sociaux en a choqué plus d'un.

Le récit de Charlotte, une Tiktokeuse de 19 ans n'a pas calmé les esprit sur le réseau social, bien au contraire. Et pour cause, la jeune femme a expliqué s'être livrée à plusieurs opérations de chirurgie esthétique, -notamment la bouche et les fesses-, sous la forme de "collaborations" avec des agences présentes sur Instagram. Contre des actes gratuits, elle devait en faire la promotion auprès de sa communauté. Une pratique qui a beaucoup choqué le docteur Louafi, le chirurgien esthétique présent sur le plateau. Visiblement tombée sur un cabinet peu scrupuleux, la jeune femme a raconté se retrouver aujourd'hui avec sur les fesses "plein de petites boules d'acide et deux grosses boules violettes".

Mais puisque le phénomène touche aussi les anonymes, l'émission a aussi donné la parole à une jeune maman, qui a connu l'enfer à cause de la chirurgie esthétique. Margaux, 24 ans, a cru bon de faire confiance à Instagram pour trouver le meilleur endroit où se faire opérer. Les photos avant/après d'un chirurgien esthétique basé en Tunisie lui ont tapé dans l'œil : "C'était magnifique". Sans demi-mesure, elle s'est alors engagée pour plusieurs actes chirurgicaux : un lifting mammaire, une abdominoplastie ou encore un lipofilling fessier. Attentif à son histoire, le dr Louafi s'est montré indigné lorsque la vingtenaire lui a expliqué avoir réalisé les trois opérations "en une fois" et avoir pris l'avion seulement cinq jours après, alors qu'il est recommandé d'attendre au moins quinze jours.

Mais ce n'était pas le pire. À cause des mauvaises conditions des opérations, Margaux a elle aussi enchaîné les problèmes : "J'ai eu une désunion au bout de trois semaines sur l'abdominoplastie, les fils ont lâché et ça s'est ouvert sur 7 à 8 cm. J'avais un trou dans le ventre et on s'est aperçu qu'en dessous j'avais une infection...", a-t-elle détaillé. En larmes, elle a aussi confié l'immense frayeur qu'elle a eue le lendemain de son opération : "J'ai mis quatre heures à me réveiller [...] Quand j'ai ouvert les yeux, la directrice d'agence était là et la première chose que j'ai pu lui dire c'est : 'appelle mon mari et dis à mes enfants que je les aime' car j'ai cru que j'allais mourir".

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