Ce précieux organe souterrain, clé du plaisir féminin

Depuis la fameuse vision du clitoris en trois D, de nombreux fantasmes circulent sur la taille du clitoris. De là à imaginer que plus il est grand, plus la jouissance serait forte !

Crédit : Getty

Pourtant seule une petite surface est apparente, et encore, au repos c’est à dire sans excitation, il est recouvert par un capuchon. Sa taille apparente d’ailleurs varie peu d’une femme à l’autre puisqu’il fait à peine un demi-centimètre à trois centimètres. Mais en réalité, il est nettement plus imposant si l’on tient compte de ses racines dissimulées à l’intérieur.

En revanche, il y a autant de vulves différentes qu’il y a de verges. Les hommes eux se mesurent et comparent la taille de leur pénis. D’ailleurs ces comparaisons provoquent parfois des complexes pas toujours justifiés puisque la différence entre la dimension au repos et en érection est très variable d’un homme à un autre. Ce fameux complexe est appelé complexe du vestiaire. Or, pour l’instant dans les vestiaires, peu de femmes observent leurs organes génitaux. Ce seraient plutôt les seins qui seraient objet de moqueries ou de jalousies !

Trop de femmes d’ailleurs sont complexées, persuadées que leur sexe n’est pas beau. Il s’agit de les rassurer : les hommes apprécient leur intimité et sont généralement d’un avis contraire.

8000 terminaisons nerveuses

Il faut dire que ce fameux clitoris, clef du plaisir féminin, n’est pas si simple à trouver. Mais, si cet organe est petit, il dispose de 8000 terminaisons nerveuses (pour info le gland n’en possède que 3000)

La jouissance féminine dépend beaucoup du clitoris mais pas uniquement de sa partie apparente. En fait, ce petit bout de chair, apparent à la partie antérieure de la vulve, ne représente qu’à peine dix pour cent du clitoris dans sa totalité. Le reste de ce précieux organe est souterrain. Les racines du clitoris descendent le long de la paroi vaginale, ce qui permet de dire que les sensations de plaisir ressenties lors de stimulations du fameux point G sont en fait dues au clitoris.

Ainsi, les sensations orgasmiques qui surviennent lors d’un cunnilingus, lors d’un rapport sexuel vaginal ou même lors d’un rapport anal, par un effet d’ondes vibratoires, impliquent presque toujours le clitoris. Voilà pourquoi il est essentiel de lui donner toutes ses lettres de noblesse…Et bien sûr de savoir le trouver !

A l’état de repos, en principe, il est assez invisible. Sauf parfois chez certaines femmes. Cette excroissance peut d’ailleurs les gêner. De même son volume ne varie guère même lors de la jouissance. Certes, il y a une légère excroissance mais rien de comparable à l’érection.

Dans des cas particuliers, lorsqu’une femme a un excès de testostérone, (cette fameuse hormone virile du désir)  la femme peut avoir un clitoris de taille largement supérieure à la moyenne. Le bouton peut atteindre deux à trois centimètres.

Il est important de libérer le clitoris de son capuchon (en tirant doucement vers le pubis) pour arriver plus facilement à l’orgasme. Néanmoins, certaines femmes particulièrement sensibles préfèrent qu’on les caresse en ne coulissant pas le capuchon car sinon, les stimulations seraient trop violentes.

Alors, plutôt que de vous concentrer sur l’aspect du clitoris, cherchez plutôt à savoir comment votre partenaire fonctionne. Préfère-t-elle des caresses douces au départ, avec une montée lente vers la jouissance ? A-t-elle besoin qu’on stimule également l’intérieur de son vagin avec un doigt ou deux ? Et autre détail tout aussi important, en fonction de sa pudeur, il faut parfois pratiquer dans le noir absolu ou dans des positions qui lui permettent de ne pas se sentir trop vulnérable.

Soyez curieux et désireux de procurer du plaisir, les deux qualités d’un ou une partenaire.

Brigitte Lahaie

Du même auteur :