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Déco noir ébène : l’inspiration brute de cette maison de campagne

En perpétuelle recherche créative, l’architecte d’intérieur Vincent-Louis Voinchet ( Studio Nohau) aime bousculer les traditions. Pour sa nouvelle maison de campagne dans le Perche, il n’a pas dérogé à la règle et s’est lancé dans une sculpturale restructuration d’espaces. Composé de vestiges agricoles aux pièces exiguës et de granges abandonnées, le lieu a été repensé dans un esprit épuré empreint d’influences japonaise et germanique. « Grand admirateur des travaux de Charlotte Perriand réalisés lors de son séjour au Japon dans les années 40, mais aussi du style Bauhaus, je suis sensible à cette esthétique faite de simplicité, d’élégance dépouillée et de fonctionnalisme », confie l’architecte. Pour cette rénovation de grande envergure, répartie sur deux bâtiments et plus de huit cents mètres carrés, le jeune homme s’est attelé à donner une nouvelle vision de la maison de campagne. « Je n’aime pas l’ambiance « shabby chic » avec meubles de récup’ et vieilles pierres humides que l’on met trois jours à réchauffer, dit-il. Je voulais créer ici une ambiance confortable, élégante et singulière, en pleine nature. » Deux ans de travaux ont été nécessaires pour agrandir les volumes, créer une circulation fluide, ériger des arches de passage, réaliser une cheminée et habiller certains plafonds de béton banché. Les superbes charpentes en chêne ont été mises à nu et les ouvertures remplacées par de larges baies vitrées aux huisseries métalliques. Chaque étape a été soigneusement élaborée en amont, avec une attention portée sur les détails. « Je suis un maniaque des finitions, explique l’architecte dans un sourire. Pour les salles de bains, par exemple, j’ai dessiné les plans pour qu’il n’y ait aucune coupe dans le carrelage de 15 x 15 cm. Le résultat est tellement plus beau et plus net. » Le noir omniprésent délimite et affirme les espaces, joue les écrins pour mieux révéler des luminaires années 60-70 et un mobilier, dont une partie a été dessinée par l’architecte et réalisée sur mesure en marbre noir ou acier. Aujourd’hui, les bâtiments abritent huit chambres, deux salons, une bibliothèque, un hammam, deux piscines (une intérieure et une extérieure), un bar et même une salle de cinéma pour les soirées d’hiver. Conçus au départ comme une immense maison à la campagne pour accueillir amis et famille, ces lieux ont tellement enchanté les uns et les autres que Vincent-Louis Voinchet et son compagnon en ont fait une demeure ouverte aux hôtes, « Maison Ceronne ». Un petit hôtel rural 2.0 pour des évasions inédites

Déco noir ébène : l’inspiration brute de cette maison de campagne

L’architecte d’intérieur Vincent-Louis Voinchet réinvente la maison de campagne en investissant et transformant deux anciennes bâtisses agricoles. La magie y opère grâce à une utilisation subtile du noir qui vient théâtraliser le décor. Une retraite contemporaine atypique. En perpétuelle recherche créative, l’architecte d’intérieur Vincent-Louis Voinchet ( Studio Nohau) aime bousculer les traditions. Pour sa nouvelle maison de campagne dans le Perche, il n’a pas dérogé à la règle et s’est lancé dans une sculpturale restructuration d’espaces. Composé de vestiges agricoles aux pièces exiguës et de granges abandonnées, le lieu a été repensé dans un esprit épuré empreint d’influences japonaise et germanique. « Grand admirateur des travaux de Charlotte Perriand réalisés lors de son séjour au Japon dans les années 40, mais aussi du style Bauhaus, je suis sensible à cette esthétique faite de simplicité, d’élégance dépouillée et de fonctionnalisme », confie l’architecte. Pour cette rénovation de grande envergure, répartie sur deux bâtiments et plus de huit cents mètres carrés, le jeune homme s’est attelé à donner une nouvelle vision de la maison de campagne. « Je n’aime pas l’ambiance « shabby chic » avec meubles de récup’ et vieilles pierres humides que l’on met trois jours à réchauffer, dit-il. Je voulais créer ici une ambiance confortable, élégante et singulière, en pleine nature. » Deux ans de travaux ont été nécessaires pour agrandir les volumes, créer une circulation fluide, ériger des arches de passage, réaliser une cheminée et habiller certains plafonds de béton banché. Les superbes charpentes en chêne ont été mises à nu et les ouvertures remplacées par de larges baies vitrées aux huisseries métalliques. Chaque étape a été soigneusement élaborée en amont, avec une attention portée sur les détails. « Je suis un maniaque des finitions, explique l’architecte dans un sourire. Pour les salles de bains, par exemple, j’ai dessiné les plans pour qu’il n’y ait aucune coupe dans le carrelage de 15 x 15 cm. Le résultat est tellement plus beau et plus net. » Le noir omniprésent délimite et affirme les espaces, joue les écrins pour mieux révéler des luminaires années 60-70 et un mobilier, dont une partie a été dessinée par l’architecte et réalisée sur mesure en marbre noir ou acier. Aujourd’hui, les bâtiments abritent huit chambres, deux salons, une bibliothèque, un hammam, deux piscines (une intérieure et une extérieure), un bar et même une salle de cinéma pour les soirées d’hiver. Conçus au départ comme une immense maison à la campagne pour accueillir amis et famille, ces lieux ont tellement enchanté les uns et les autres que Vincent-Louis Voinchet et son compagnon en ont fait une demeure ouverte aux hôtes, « Maison Ceronne ». Un petit hôtel rural 2.0 pour des évasions inédites