Ces Français qui refusent de se confiner

Sarah Lévy
·2 min de lecture

Alors que l’on dénombre près de 40 000 contaminations par jour, certains Français ont pris le parti de poursuivre une vie normale en dépit des consignes données par le gouvernement…

Annoncer un confinement ne suffit pas toujours à le faire respecter… Depuis la mise en place de nouvelles mesures sanitaires, les récalcitrants se comptent à la pelle. « Mettez le nez par la fenêtre, vous verrez bien. C’est simple, on dirait une journée normale, sans virus, sans restriction » s’agace Lucile, parisienne de 31 ans dont la compagne ne cesse de la tanner pour reprendre les apéros entre amis. « Le couvre-feu, je comprends qu’on soit tenté de ne pas le respecter mais le confinement, c’est quand même du sérieux ». Après une énième dispute sur le sujet, Lucile a fini par céder. « On a coché la case " assistance à une personne vulnérable " et on est allé diner chez des potes, aller-retour en VTC. On était sept et tout le monde avait une soi-disant bonne excuse ». La solitude, l’impression que cela ne s’arrêtera jamais, la thèse complotiste selon laquelle il y aurait bien plus de place à l’hôpital que ce que le gouvernement ne prétend… la liste de justification est sans fin quand il s’agit de s’octroyer quelques petites libertés vis-à-vis du protocole sanitaire. « Il y a aujourd’hui, le sentiment que l’on doit faire le deuil de notre liberté, celle de se déplacer, de voir du monde et ce deuil apparait insupportable a beaucoup de personnes. Elles ne parviennent pas à s’y résoudre. Viennent alors, comme dans tout processus de deuil, la colère et la rébellion, la non-acceptation de la situation. C’est humain » explique Antoine Spath, psychologue clinicien.

SALLE DE SPORT CLANDESTINE

À Rouen, une ville particulièrement touchée par la pandémie, Johan et Célia ont mis à disposition de leurs amis, une mini salle de sport clandestine dans leur maison. Accros aux squats et aux cardio, le couple s’était équipé à la sortie du confinement en mai dernier. « Deux mois, sans entraînement, on avait perdu du muscle, pris du gras, hors de question de vivre la même chose une deuxième fois....

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