Tout savoir sur la pelote basque

Démêler son histoire et ses règles n’est pas une mince affaire pour qui n’a jamais assisté à sa chorégraphie gracieuse et puissante. Depuis les gradins du fronton saumoné de Sare, les acrobaties des pelotaris fascinent les spectateurs dans un silence religieux. Seule la musique de la balle, comparable à celle du ping-pong, rythme leur ballet servi en pantalons ou jupettes blanches. Main nue, chistera (gouttière en osier) ou pala (raquette) sont les spécialités les plus pratiquées aujourd’hui parmi les 25 que compte ce jeu. Leurs noms viennent des instruments utilisés (il en existe 13) et des différents lieux des parties. Au cœur de l’Euskadi, chaque village possède son fronton (place libre) ou son trinquet (salle fermée). Parfois même plusieurs. De septembre à juin, les compétitions battent leur plein en France comme à l’international. En été, tournois et matchs amicaux participent au folklore local. Les cancha (aires de jeu) foulées par les impétueux pelotaris se travestissent les soirs de fête en piste de danse pour les danseurs de Fandango.

Si tous les jeux de balle remontent à la nuit des temps, la pelote basque serait directement issue du jeu de paume apparu en France au Moyen Âge. A l’époque, toutes les classes sociales y jouaient : à main nue pour les vilains (d’où l’expression "jeu de main, jeu de vilain"), avec des gants ou une raquette pour les nobles. Sport favori des rois, de François 1er à Louis XIV, le jeu de paume est balayé d’un revers par la Révolution de 1789 (...)

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