Simone de Beauvoir, trois fois ultramoderne

Flavie Philipon
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Dans le film « Beauvoir, l'aventure d'être soi », Élisabeth Badinter, Leïla Slimani et Titiou Lecoq rendent hommage à l'ultramodernité de l'auteure du « Deuxième sexe ». Démonstration. 

L'amour affranchi 

« L'Invitée », son premier roman paru en 1943, s'inspire de l'amour à trois qu'elle vit avec Jean-Paul Sartre et Olga, une de leurs amies. À travers le couple qu'elle forme avec Sartre, riche d'« amours contingentes » et d'égalité intellectuelle, Beauvoir impose sa liberté sexuelle et invente déjà l'amour actuel. Selon Leïla Slimani : « Elle a révolutionné la définition de l'amour. L'amour, ça n'est pas cette espèce de fusion monogame où la femme attend son mari à la maison avec un gâteau, où personne ne se trompe, où on fait tous semblant de s'aimer à la folie. »                                                        

L'antiracisme 

En 1947, alors qu'elle part y donner une série de conférences, Simone de Beauvoir découvre les États-Unis. À un cocktail new-yorkais, elle fait la connaissance de l'écrivain noir Richard Wright – auquel elle dédie d'ailleurs son journal de l'époque « L'Amérique au jour le jour ». Plus tard, elle arpente seule le quartier de Harlem, découvrant la ségrégation raciale qui règne dans la ville et donc dans le pays. Entre les mécanismes du racisme et du sexisme, elle voit des points communs et dénonce les deux fléaux avec la même force.             

Le partage des tâches 

Avant toutes les autres, Beauvoir dénonce l'asservissement domestique empêchant les femmes de se réaliser en dehors du foyer. Alors qu'aujourd'hui 70 % des tâches ménagères pèsent encore sur les femmes, cette...

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