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Vive la vulve… Ou pas : la nouvelle publicité de Nana sur les règles divise les téléspectateurs

Vive la vulve… Ou pas : la nouvelle publicité de Nana sur les règles divise les téléspectateurs
Vive la vulve… Ou pas : la nouvelle publicité de Nana sur les règles divise les téléspectateurs

Dans sa dernière campagne publicitaire, la marque de produits d'hygiène féminins a décidé de bousculer les codes. Le sexe féminin est représenté à travers différentes illustrations, qui ont “choqué” bon nombre de téléspectateurs. Résultat, le CSA a reçu des centaines de plaintes.

L’audace, ça ne paye pas toujours. Vous avez peut-être vu la nouvelle publicité de la marque Nana autour des menstruations, qui est diffusée depuis quelques jours à la télévision. Et elle a certainement dû vous interpeller. Pourquoi ? Parce qu’on y voit le sexe féminin comme on ne l’a jamais vu dans une pub à la télé. La vulve est montrée telle qu’est elle ou presque.

Elle prend la forme d’un mollusque, d’un fruit, d’un origami, d’un porte-monnaie, d’un coquillage, d’un cupcake, de la pâte à modeler à la forme équivoque… Des représentations créatives voire poétiques et somme toute assez osées comparées aux pubs pour serviettes hygiéniques auxquelles on nous a habitués. Et puis surtout, on y voit du sang ROUGE sur une protection féminine. Incroyable. Fini le liquide bleu aseptisé qui ressemble à tout sauf à ce que les femmes ont au fond de leur culotte tous les mois.

Vous avez dit tabou ?

Pourtant, en seulement 30 secondes, cette petite vidéo intitulée Vive la vulve a réussi à créer une énorme polémique sur les réseaux sociaux. L’objet de la controverse, le voici :

“Choquante”, “dégradante pour l’image de la femme”, “inadmissible”, “insultante”, “écoeurante”... Voici ce qu’on peut lire sur Twitter de la part de centaines de personnes indignées.

Autre argument de ces détracteurs : le fait que la publicité soit diffusée à une heure de grande écoute et potentiellement devant des enfants et ados. Autant dire qu’on n’en a pas fini avec le tabou des règles.

Le CSA (Conseil supérieur de l’audiovisuel) a reçu plus de 400 plaintes et 1000 signalements jusqu’à présent tandis qu’une pétition publié sur Change.org a généré plus de 8500 signatures à l’heure où nous écrivons ces lignes.

Bon, comme tout n’est pas tout noir non plus, certains téléspectateurs ont apprécié le côté décalé, original et avant-gardiste de l’entreprise. Ouf, tout n’est pas perdu.

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