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Alternative écologique et économique, quelle culotte menstruelle choisir ?

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Les protections hygiéniques sont un véritable sujet de débat en France. Jusqu’à aujourd’hui non remboursées par la Sécurité sociale, elles représentent un gros budget mensuel pour bon nombre d’entre nous. Ce dernier varie en fonction du flux et de certaines maladies comme l’endométriose. Contre toute attente, et après des années de lutte, une loi favorisant le remboursement sous conditions des protections hygiéniques est sur le point de voir le jour. En effet, la loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) proposée le 26 décembre 2023, dispose de la gratuité des protections périodiques réutilisables. Cette belle avancée concernerait 6,8 millions de personnes âgées de moins de 26 ans. Uniquement appliquée en pharmacie, la prise en charge sera à hauteur de 100% pour les bénéficiaires de la C2S et à hauteur de 60% pour les moins de 26 ans.

Pour convenir à tout le monde, il existe de nos jours pléthore de protections. Entre les serviettes hygiéniques, les culottes jetables, les tampons et les cups menstruelles, vous avez l’embarras du choix. Cependant, depuis quelques années maintenant, un tout nouveau genre de protection est apparu sur le marché. Victime de son succès, la culotte menstruelle réutilisable se décline aujourd’hui sous différents formats tels que les tangas, les shorties, les maillots de bain, les shorts de sport et les leggings de sport. Outre l’aspect confortable de la chose, ces petites nouveautés qui allient à la perfection l’utile à l’agréable sont aussi utilisées pour éviter le tant redouté choc toxique.

Qu’est-ce que le syndrome du choc toxique ?

De nombreux cas sont énoncés dans la presse, mais rares sont ceux qui font la Une des journaux. En 2017, Maëlle, jeune adolescente belge de 17 ans, est décédée des suites d’un choc toxique lié à l'utilisation de tampons. C’est bien connu, les tampons et serviettes hygiéniques peuvent contenir des perturbateurs endocriniens chimiques à l’origine de perturbations du système hormonal, de problèmes de fertilité et de cancers. Chaque année, une vingtaine de cas de syndrome du choc toxique menstruel, aussi connu sous l’appellation SCT, sont enregistrés en France. Néanmoins, cette maladie rare n’est pas encore soumise à une déclaration obligatoire, il est donc possible que ce chiffre ne soit pas représentatif de la réalité.

Mais à quoi est due cette maladie ? Si le choc toxique est lié aux conditions d’utilisation des protections menstruelles internes, il dépend aussi de la présence ou non d'une bactérie chez la femme. Comme le rappelle Ameli, "environ 1 % des femmes portent dans leur vagin une bactérie de la famille des staphylocoques dorés sans que cela se traduise par des symptômes". Toutefois, chez certaines femmes portant des protections périodiques internes, cette bactérie peut provoquer un choc toxique. Le port d'un tampon ou d'une cup menstruelle entraîne la stagnation du sang dans le vagin de la femme, créant "un environnement très favorable à la multiplication du staphylocoque". La toxine alors sécrétée se répand dans l'organisme et provoque le choc toxique.

Comment reconnaître un syndrome du choc toxique et quelles précautions prendre ?

Les premiers symptômes apparaissent généralement dans un délai de 3 à 5 jours. Ces derniers se caractérisent par une forte fièvre supérieure à 39 degrés, des douleurs musculaires, des maux de gorge, des vomissements, une diarrhée et une éruption cutanée similaire à un coup de soleil. Si elle n’est pas prise en charge rapidement, cette maladie peut entraîner la mort, ces symptômes ne sont donc pas à prendre à la légère.

Pour écarter tout danger, il est important de changer régulièrement (toutes les 4 heures environ) de tampon, de serviette et / ou de cup, de bien se laver les mains avant et après chaque passage aux toilettes et surtout de ne pas garder une protection interne la nuit.