Vous vous plaignez tout le temps ? Bonne nouvelle, ce serait plutôt sain

Katia Rimbert
Journaliste
Vous vous plaignez tout le temps ? Bonne nouvelle, ce serait plutôt sain

Avouez-le, vous vous plaignez beaucoup (trop). Parce que tout le monde le fait, sans forcément s’en rendre compte. Mais si c’est souvent mal vu et parfois très agaçant, ce ne serait pas un si vilain défaut. Ce serait même plutôt bon pour la santé.

Râler, c’est un peu notre sport national. On critique à longueur de journée, on peste contre tout ce qui nous saoule, on se plaint d’avoir trop de boulot/les enfants à gérer/pas assez de vacances/un patron relou/mal dormi/pris du poids pendant les fêtes… Et ça ne fait pas vraiment avancer le “Schmilblick” ! Du moins, en apparence.

À première vue, geindre de manière intempestive, ce n’est d’une part pas très productif et d’autre part carrément dur à supporter pour les personnes qui subissent ces jérémiades. Sauf qu’une Américaine affirme que ce serait assez sain, tout bien considéré.

Dire tout haut ce que vous pensez tout bas

Cette personne, citée par le New York Times, c’est Robin Kowalski. Son nom ne vous dit rien, c’est normal, ce n’est ni une célébrité ni quelqu’un de connu en France. Elle est professeure de psychologie à l'université de Clemson et elle affirme que le fait de se plaindre permet une chose : ex-té-rio-ri-ser ! Au lieu de refouler vos ressentis et les ruminer pendant une durée indéterminée.

On ne veut pas faire de la psychologie de comptoir, mais c’est en nommant les choses, en les disant à haute voix, en mettant des mots sur un mal-être/un truc négatif/quelque chose qui nous tracasse qu’on fait un premier pas vers l’acceptation de la situation… Pour être ensuite capable de la dépasser ou d’agir en conséquence afin de l’améliorer.

Ne pas se plaindre à n’importe qui

Selon la spécialiste, il y a deux façons principales d’exprimer son mécontentement : la plainte “expressive” (aka souffler, lever les yeux au ciel…) et la plante “instrumentale” (qui est plus constructive et consiste à verbaliser un sentiment négatif pour atteindre un but précis). Quelle que soit votre façon de rouspéter, cela vous permet de prendre du recul - en tout cas bien plus que si vous ne vous étiez pas exprimé.e sur la question.

En revanche, on n’est pas en train de vous dire qu’il faut vous lamenter du lundi au vendredi de 9h à 18h. Se plaindre, ça fait peut-être du bien, mais uniquement si vous le faites dans un endroit où vous pouvez être écouté.e et entendu.e. Et bien sûr face aux bons interlocuteurs pour vous aider à passer à autre chose.

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