Chirurgie esthétique, à la vie à la mort : "Ça faisait 8 ans que je n’avais pas vu mes pieds. Cette opération a changé ma vie"

Un peu de botox par-ci, une augmentation mammaire par-là... La chirurgie esthétique est de moins en moins taboue. Ces opérations, longtemps cachées comme un secret honteux, sont désormais promues par les médecins qui les pratiquent comme par certaines stars et influenceurs ou influenceuses qui en ont bénéficié. À travers cette série "Chirurgie esthétique, à la vie à la mort", Yahoo tente de démystifier les raisons qui poussent les personnes à avoir recours à un acte de chirurgie, souvent irréversible, pour changer l'aspect de leur corps. Nous publierons une série de témoignages de personnes pour qui la chirurgie esthétique a changé la vie positivement ou négativement.

Si vous aussi vous voulez témoigner, vous pouvez envoyer un message à cette adresse : carmenb@yahooinc.com .

Kim Ghidalia-Siboni est l’heureuse maman de quatre enfants. Plus connue sous le nom de Mama Follita sur Instagram, Kim partage son quotidien de maman hyper-active et parfois dépassée. Son naturel et son caractère décomplexé touchent les gens. Il y a un an, par le biais d’un post Instagram, elle a dévoilé son ventre "qui lui a permis de donner la vie" mais la complexe énormément. "Après ma deuxième grossesse, j’ai gardé un ventre de femme enceinte de neuf mois".

La jeune maman confie s’être fait opérer du ventre en raison d’un problème largement méconnu qui concerne, entre autres, les femmes qui accouchent : le diastasis, un écartement plus ou moins important des muscles de l'abdomen appelés également les "grands droits".

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"Tu as un trou dans ton ventre"

Le diastasis est la conséquence d’un étirement trop important consécutif à ses deux premières grossesses. À l’époque, Kim n’a guère conscience du diagnostic. C’est son ostéopathe, effarée, qui l’alerte sur "le trou" dans son ventre. "Ce sont tes organes", lui dit-elle. En plus d'avoir développé un diastasis, la maman souffre d'une éventration. Ses organes sont sortis de son abdomen. Kim alerte immédiatement son gynécologue, qui lui conseille de "terminer ses grossesses" avant de songer à une éventuelle opération.

Entre temps, elle change de praticien et le second comprend le malaise que lui provoque ce "ventre de femme enceinte de neuf mois" en permanence. Il la renvoie donc vers un chirurgien spécialisé.

"C'est grave. Il faut opérer rapidement"

Le spécialiste se montre beaucoup plus alarmiste et lui conseille vivement de ne pas attendre plus longtemps. "On ne peut pas rester comme ça. C’est grave, il faut opérer rapidement." Kim tombe des nues. "Ça fait huit ans que je vis comme ça." Les organes sont sortis de la paroi abdominale, ce qui explique le caractère urgent de l’intervention. Mais avant de se faire opérer, le médecin l’encourage à perdre du poids : "Comme vous êtes en surpoids, on ne pourra pas opérer comme ça." En attendant de passer au bloc, il lui recommande de "porter un corset" qu’elle doit se fournir par ses propres moyens.

Pendant cet intervalle, elle essaie de perdre du poids mais n'y parvient pas. Outre le ventre, Kim se sent à l'aise dans son corps et ne souhaite pas maigrir. "Je me sens bien dans mon corps. Je faisais la politique de l'autruche avec mon ventre. Il n'y a que de profil que je le voyais". Elle nous confie donc que le régime n'est pas sa priorité. C'est sa santé qui est en jeu. Kim endosse alors le corset tant conseillé mais "étouffe". C'est avec soulagement qu'elle se rend à son deuxième rendez-vous en vue d'une date d'opération et donc d'une délivrance prochaine.

Lorsqu’elle retourne voir le chirurgien, ce dernier se montre subitement moins empressé et avait même oublié cette histoire de corset. "J’ai quand même pris rendez-vous pour l’opération" poursuit-elle, tout en doutant de la fiabilité du spécialiste.

"Elle venait de réaliser mon rêve"

La suite, c’est Instagram qui la décidera. "10 jours avant l’opération, je me prends en vidéo et la poste en story sur Instagram. Je ne donne aucun détail". C’est alors qu’une abonnée se glisse dans ses messages : "Je pense savoir quelle opération tu vas faire". Ladite abonnée lui explique s'être fait opérer d’un diastasis. Elle lui renseigne les coordonnées de son chirurgien esthétique, bariatrique et viscéral. "Elle venait de réaliser mon rêve".

Kim trouve auprès de ce spécialiste une oreille attentive. Un praticien qui lui suggère de perdre du poids uniquement si elle en a envie. Et surtout, le chirurgien pratique la fameuse opération adaptée à ses problèmes. Car, la jeune femme n'a pas juste besoin d'être opérée de l'abdomen. Elle souhaite qu'on lui retire un anneau bariatrique et son surplus de peau. "La peau c’était juste 8 kilos. Vous imaginez quand même ? 8 kilos de peau c’est énorme !". Au total, elle est restée 6 heures sur la table d’opération mais comme elle ne cesse de le répéter, "ça lui a changé la vie."

"Je ne voyais plus mes pieds depuis 8 ans"

Avant cette chirurgie, Kim s’empêchait de faire beaucoup de choses. "Je faisais du sport mais il y avait des mouvements que je ne pouvais pas faire parce que ça aurait pu être très dangereux. Les abdos par exemple. Si j’en faisais, je pouvais tout faire péter."

Cette chirurgie salutaire sur le plan médical lui a également permis de se réconcilier avec son corps. "Je ne pouvais pas me regarder de profil à cause de ce ventre. Maintenant, je vois mes pieds, chose que je n’avais plus vue depuis 8 ans, s’amuse-t-elle. Cette chirurgie a tout changé dans ma vie."

L'opération de Kim n'avait donc pas qu'une finalité purement esthétique. Son éventration aurait pu mettre sa vie en danger. Malgré tout, l'assurance maladie n'a pas couvert les frais de sa chirurgie. Rappelons que certains actes de chirurgie peuvent être pris en charge, avec des taux de remboursement variables, par l'Assurance maladie. C'est notamment le cas des opérations de chirurgie réparatrice.

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