Les amours de l'été : "Quand on s’est fait la bise, il y avait de l’électricité dans l’air. On a juste eu le temps de mettre le houmous au frais"

Lucile Bellan
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Les amours de l'été
Les amours de l'été

De nombreux.ses célibataires ont cherché l’amour ou ont tenté de trouver une épaule réconfortante pendant le confinement. Cette rencontre a marqué un tournant dans leur vie amoureuse. Tant et si bien qu’au déconfinement, ils ont décidé de passer un cap : passer leur premier été ensemble. Découvrez leurs histoires.

Aïcha cherche activement l’amour. Au moment où le confinement est annoncé : “Je pense qu’il faut vite se remettre en selle après une rupture. Mon ex m’a lâchée au mois de février, mi-mars j’avais déjà eu une bonne dizaine de dates tinder.”

Le confinement change la donne et oblige la jeune femme à modifier ses habitudes de drague. Plus question de rencontrer les gens dès les premiers messages échangés, elle se retrouve à faire sa sélection virtuellement… même si elle reste convaincue de l’importance de l’attraction physique dans l’évolution des sentiments. “Je me suis rattrapée en organisant des visio. Avec certains, j’ai fait semblant d’être au restaurant, en calant les rencontres sur nos horaires de dîners. Avec d’autres c’est passé directement au sexe virtuel… avec plus ou moins de succès.”

Erreur d’algorithme

Aïcha n’est pas convaincue. Mais elle occupe son temps à rencontrer virtuellement des hommes… jusqu’à ce qu’elle se mette à parler avec Julien. “Je ne sais pas si c’est une erreur de l’algorithme mais il ne ressemble en rien aux hommes avec qui j’avais l’habitude d’échanger”. Julien n’est pas un serial dragueur et pratique un humour pince sans rire qui ravit la jeune femme : “Il est réalisateur en plus… alors que je suis plus habituée aux mecs dans le commerce ou dans la comm qui savent ce qu’ils veulent et ce qu’ils valent.”

Ils partagent ensemble des longs échanges et, quand le déconfinement arrive, décident de se rencontrer chez Aïcha : “On ne savait pas encore si les terrasses étaient des endroits safe… J’ai préféré assurer le coup en préparer un petit apéro à la maison.”

“Quand on s’est fait la bise, il y avait de l’électricité dans l’air."

Physiquement, le coup de coeur est réciproque et immédiat. “Quand on s’est fait la bise, il y avait de l’électricité dans l’air. Il n’y avait que quelques photos un peu artistiques sur son profil, je m’étais préparée à la déception… et en fait il est complètement hot et a dévoilé un petit sourire coquin que j’ai tout de suite interprété comme une envie de son côté aussi.”

Une nuit intense et une relation

Aïcha et Julien ne finissent pas les tartinables qu’elle a préparés pour l’occasion : “On s’est vite sauté dessus. J’ai eu juste le temps de mettre le houmous au frigo… et j’ai été bien contente d’y avoir pensé au moment de me faire une tartine dans la nuit.” La complicité est évidente entre les deux et les sentiments font vite leur apparition : “Le lendemain matin, je me suis réveillée contre lui et je savais qu’il y aurait d’autres matins comme ça. Quand on a partagé le petit déjeuner, j’avais que des céréales Lion, la honte, on a tout de suite discuté des sorties qu’on avait envie de faire, de ce qu’on allait manger au dîner. C’était très naturel. Comme si on avait juste commencé une histoire et ça nous allait bien.”

Les meilleurs moments qu’on passe sont ceux où on partage des moments de complicité autour d’un bon repas, d’un spectacle cool ou de sexe intense.

Au mois de juin, après des semaines de dolce vita, Aïcha et Julien décident de partir en vacances ensemble. C’est Julien qui choisit la destination : ce sera Biarritz. “Je ne connaissais pas du tout et lui y passait au moins une semaine chaque été depuis l’adolescence. J’étais trop contente qu’il me fasse découvrir un peu de son univers.” Le couple passe une semaine idyllique entre surf pour Julien (et cours pour Aïcha qui n’y avait jamais goûté), fruits de mers et longues siestes crapuleuses : “On s’est découvert un goût commun pour les plaisirs en général. Ça ne nous empêche pas de pouvoir parler de travail mais les meilleurs moments qu’on passe sont ceux où on partage des moments de complicité autour d’un bon repas, d’un spectacle cool ou de sexe intense.”

Ce n’est pas parce qu’on aime la vie légère qu’on n’a pas envie de s’engager.

Le couple d’hédonistes profite de l’été en laissant venir tranquillement l’automne : “On a des projets jusqu’à la fin de l’année. Des lieux où on a envie d’aller, des choses qu’on a envie de se montrer, des cocktails à partager… Pour l’instant, c’est chacun chez soi et on se retrouve uniquement quand on a assez de disponibilité l’un et l’autre mais je pense que d’ici l’année prochaine on aura la grande discussion autour d’un appartement partagé. Ce n’est pas parce qu’on aime la vie légère qu’on n’a pas envie de s’engager. Et il a déjà parlé de son envie de fonder une famille. Là dessus, encore une fois, on est sur la même longueur d’onde.”

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