Vous faites des insomnies à répétition ? C’est peut-être de la faute de vos parents !

Katia Rimbert
Journaliste
Vous faites des insomnies à répétition ? C’est peut-être de la faute de vos parents !

Ne pas arriver à fermer l’oeil de la nuit, c’est insupportable, vous en conviendrez. Et le pire, c’est qu’on ne sait pas toujours d’où cela vient et comment le combattre. Jusqu’à ce qu’une étude affirme que ce trouble du sommeil pourrait être héréditaire.

Vous n’avez pas fermé l’oeil de la nuit ? Vous vous êtes tourné.e et retourné.e pendant des heures sans parvenir à trouver le sommeil ? C’est ce qu’on appelle une insomnie. Et lorsque cela vous arrive fréquemment, c’est qu’il y a un petit souci. Alors, à quoi c’est dû ? Le décalage horaire, l’anxiété, une mauvaise literie mais aussi la consommation d’alcool augmentent le risque d’insomnie. Mais ces facteurs ne seraient pas les seuls responsables. Selon des chercheurs de l’université de l’Uppsala en Suède, cela pourrait être génétique et donc vous avoir été légué par vos parents. Merci du cadeau !

La fatigue en héritage

L’étude, publiée dans la revue Sleep Medicine, a été menée sur 5 855 adultes atteints de troubles du sommeil. Résultat, 39% des enfants de parents souffrant d'insomnie sont plus susceptibles que les autres d'être insomniaques tandis que plus de la moitié des sondés dont les parents avaient des difficultés à s’endormir sont davantage prédisposés à faire des insomnies. Et les pères seraient les plus à même de “transmettre” leurs troubles du sommeil ; les filles les plus à même d’en hériter.

En dehors du fait que le sommeil n’est pas réparateur et donc que la fatigue se fait sentir le lendemain matin, l’insomnie a d’autres conséquences. Ronflements, somnolence pendant la journée, irritabilité, reflux acide, sueurs nocturnes… Sans compter que dormir moins de 7 à 8 heures est mauvais pour la santé sur le long terme.

Poser un diagnostic

Bon, rassurez-vous, si vous faites le tour du cadran de façon très occasionnelle quand vous êtes stressé.e ou que venez d’apprendre une mauvaise nouvelle, évidemment que ce n’est pas très grave. En revanche, si vous n’arrivez pas à vous endormir et/ou à rester endormi.e, au moins trois à cinq jours par semaine, on appelle ça une insomnie. Si vous souffrez d’insomnie chronique ou de narcolepsie, c’est plus inquiétant. Parce que vous pouvez notamment développer de l’obésité, du diabète ou encore des maladies cardio-vasculaires. Que des choses très sympathiques, somme toute.

Pour en venir à bout, il n’y a pas de miracle. Il est recommandé de faire appel à un médecin ou un spécialiste du sommeil. En attendant votre rendez-vous, commencez par changer vos habitudes en vous réveillant tous les jours à la même heure (oui, même le week-end) afin d’éduquer votre cerveau à une certaine routine… Et ainsi restructurer votre cycle de sommeil. Vous pouvez aussi lire quelques pages d’un roman avant de poser votre tête sur l’oreiller, arrêter d’aller à la machine à café dix fois par jour et faire de l’exercice régulièrement.

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