Publicité

40 ans, sûrement pas pucelle : "Ça faisait au moins 10 ans que j’avais envie qu’on m’attache"

Pour son quarantième anniversaire, Mareva a demandé à son compagnon de réaliser son fantasme : le shibari, une pratique BDSM qui se réalise avec des cordes.

40 ans, sûrement pas pucelle :
40 ans, sûrement pas pucelle : "Ça faisait au moins 10 ans que j’avais envie qu’on m’attache"

Crédit : Getty

(DigiPub via Getty Images)

Mareva a fêté son anniversaire depuis quelques mois quand elle réussi à convaincre son compagnon de tester une séance de shibari : "On a une sexualité satisfaisante mais plutôt classique et ça faisait au moins 10 ans que j’avais envie qu’on m’attache. J’en avais parlé une tonne de fois à mon mec mais il était très frileux à l’idée de m’attacher lui-même et n’avait pas très envie que je rencontre un inconnu pour faire ça. Je lui avais lancé, pour la blague, que je voulais que ce soit mon cadeau d’anniversaire. Il a tenu parole. On a pris rendez-vous, à deux, avec une personne qui disait être expérimentée sur un site spécialisé en pratiques BDSM."

Mareva discute des semaines avec le maître shibari qui va les recevoir : "Il a voulu qu’on prépare correctement ce rendez-vous en me conseillant de la documentation en ligne, en m’invitant à poser toutes les questions qui me passaient par la tête. Il m’a fourni une liste de choses à avoir le jour même. Il m’a demandé d’acheter ce qui seraient mes cordes et de faire toute une liste de choses pour les préparer : les laver, les sécher, les triturer dans tous les sens et les huiler. J’ai eu l’impression de vraiment préparer le moment et ça a ajouté un peu de cérémonial dans l’équation. J’avais l’impression de me faire un beau cadeau."

Vidéo. Sophie Fontanel : Dans la rue, les femmes me montrent leurs cheveux blancs

Le jour même, Mareva est heureuse d’avoir son compagnon auprès d’elle : "Le shibari n’est pas à proprement parler une pratique sexuelle. Certains le voient comme ça, mais ça peut aussi être une pratique de dépassement de soi comme j’imagine certains sports extrêmes. Par contre, une vraie intimité se crée entre le maître et la personne attachée et certaines personnes attachées ressentent les mêmes effets que l’orgasme pendant la séance. Moi, j’avais besoin d’avoir mon homme près de moi parce que je voulais que ce soit lui qui me prenne dans ses bras après. C’est ce qui est arrivé et ça a été une sensation dingue. Je ressentais tout fois dix milliard. J’en avais presque mal tellement j’étais connectée à mon corps. Mais je me sentais aussi incroyablement bien et j’ai été heureuse de pouvoir m’en remettre entièrement à lui. J’étais totalement en sécurité, avec lui. Je suis heureuse d’avoir pu faire ça comme ça."

Mareva a décidé de ne pas réitérer l’expérience : "Je pense que j’ai testé quelque chose qui me trottait dans la tête depuis longtemps. Ça a été comme quand on réalise un fantasme, on a une sensation d’euphorie mais il n’est pas question non plus de casser la magie en faisant une pratique courante. J’ai beaucoup de respect pour le maître qui m’a initiée et je sais que j’aurais besoin d’heures d'entraînement pour pouvoir dire que je pratique vraiment le shibari. Mais, je ne veux pas vraiment avoir ce statut. J’ai essayé, j’ai aimé, beaucoup. Je ne sais pas si la deuxième fois serait moins ou plus forte et je ne veux pas prendre le risque d’être déçue."

Ce qui est sûr, c’est que la réalisation de son fantasme a débloqué quelque chose chez la quadragénaire : "Je me suis rendu compte que je n’avais pas beaucoup de fantasmes à part ça. Je n’ai jamais vraiment pris le temps d’y réfléchir et de nourrir mon imaginaire. C’est quelque chose qui me manque, je crois. Donc j’ai décidé de vraiment prendre ce temps pour moi. Pour trouver des choses qui m’excitent ou pas, pour comprendre ce qui me fait sauter au plafond, pour me donner du plaisir aussi par moi-même. J’ai décidé de faire une vraie place au plaisir dans ma vie. Je pense qu’on oublie vite de le faire avec nos vies à cent à l’heure. On travaille, on a un peu de loisirs et c’est tout. Je me suis rendu compte avec tout ça que je consacrais pas du tout de temps à mon désir et à mon plaisir en dehors du sexe, de temps en temps, avec mon mec. J’ai aussi eu envie de faire plus l’amour avec lui. Je ne veux pas regretter plus tard de ne pas y avoir consacré plus de temps. Je me sens sexy, je veux qu’il en profite et moi aussi. La séance de cordes, ça a été un vrai changement d’état d’esprit. Je me suis dit : je veux devenir une femme qui ressent les choses avec son corps plutôt que tout passe par la tête. Et plus question d’attendre un anniversaire avec un zéro pour faire les choses. C’est quand j’en ai envie et puis c’est tout."

Si vous aussi vous voulez raconter vos belles histoires de vie, d'amitié et d'amour, vous pouvez envoyer un message à cette adresse : lucilebellan@gmail.com.

À LIRE AUSSI

>> Histoires de femmes infidèles : "Arrivée à la chambre d’hôtel, c’est mon mari qui m’attendait"

>> Histoires de femmes infidèles : "Je suis tombée sur le boulanger dans mon club libertin"

>> Pourquoi les hommes font-ils moins de nudes que les femmes ?