Largué.e, délivré.e : "Quand je suis revenu à la maison le soir, elle avait jeté mes affaires à la poubelle"

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Largué.e, délivré.e :

Vous vous rappelez de ce sentiment de vide quand il ou elle prononce l’irrévocabilité ? Pourtant, les ruptures, si elles peuvent apparaître insurmontables, nous apprennent toujours. Largué.e, délivré.e raconte ces moments de la vie où il a été question de se réinventer pour vivre une vie plus belle encore.

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Pascal est en couple depuis 8 ans quand il est confronté à la rupture : "Je n’ai rien vu venir. Pour moi, on avait une vie classique. Je travaillais parfois beaucoup, mais je lui laissais sa liberté. Depuis la naissance de notre fils, on profitait un peu moins mais je me disais que c’était une phase. Moi je ne me posais aucune question. C’était pas l’extase mais je n’ai jamais demandé ça au couple. Pour moi le bonheur parfait c’est un truc de magazine ou de pub. C’est aussi pour ça que je ne mettais pas la pression. J’aurais peut-être dû."

Un soir, Pascal rentre du travail alors que son fils a déjà dîné et s’apprête à aller se coucher : "Elle ne m’a pas adressé la parole. Elle a juste laissé notre fils me faire un câlin et elle est allé lui raconter une histoire. C’est là que j’ai compris qu’on aurait une sale discussion. Je ne m’attendais pas à ce que ça dégénère à ce point. Quand elle est redescendue, elle m’a dit directement qu’elle ne pouvait plus vivre comme ça et qu’elle préférait qu’on se quitte. Ça m’est tombé dessus comme ça. Des reproches à n’en plus pouvoir. Comme quoi je vivais comme un macho des années 80, que j’aurais pu être un père et un conjoint plus présent, plus intéressé par ce qui se passe à la maison. Elle m’a reproché de me laisser vivre et de tout lui déléguer. Elle n’avait pas tort mais pour moi c’était quand même une injustice qu’on ait jamais parlé de ça avant. J’ai quitté la maison fâché en espérant qu’une bonne nuit de sommeil la calmerait un peu."

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Mais Pascal ne s’attend pas à la réaction de son ex-conjointe : "Quand je suis revenu à la maison le soir suivant, elle avait jeté presque toutes mes affaires à la poubelle. Et pas juste symboliquement, c’était carrément parti à la benne. Le reste, elle l’avait calé dans une valise et elle l’avait mis dans l’entrée. Elle avait laissé un mot en me disant qu’on discuterait d’une garde partagée. Je suis tombé de très haut."

Un nouveau départ

Pascal admet que sa nouvelle vie lui a fait du bien : "Je me suis installé dans un appartement avec deux chambres pour pouvoir accueillir mon fils pendant mes semaines de garde. Je me suis beaucoup rapproché de lui. Ça m’a beaucoup apporté de m’occuper de quelqu’un d’autre que de moi-même et j’avoue que j’aurais dû m’y mettre avant. Finalement, cette rupture ne sortait pas de nulle part. C’est juste que la mère de mon fils avait une longueur d’avance. Et je la remercie encore maintenant de m’avoir laissé une place dans la vie de mon enfant. Je n’ai jamais cherché à la reconquérir, elle mérite autre chose. Je crois qu’elle a retrouvé quelqu’un et ça me fait plaisir pour elle."

Une garde partagée qui laisse la place aux rencontres

Pascal n’est pas en reste niveau rencontres : "Je profite des semaines sans mon fils pour organiser des rendez-vous. J’ai eu ma phase consommation comme tout mec qui se retrouve célibataire après une longue histoire mais là j’ai envie d’autre chose. J’ai de nouveau envie de quelqu’un avec qui je pourrais partager un quotidien, un foyer, des vacances. Même pour mon fils, je veux lui prouver que je suis capable de me poser. Je pense que j’ai grandi et que je suis capable d’aimer comme un adulte responsable. J’étais un gamin avant ou plutôt un type qui s’était jamais posé de question. Je m’en veux d’avoir fait perdre autant de temps à mon ex. Je m’en veux de m’être réveillé trop tard. Ce qui veut dire que je suis capable de faire mieux maintenant. Je veux être un bon père et je crois que je n'en suis pas loin. Maintenant la nouvelle étape c’est d’être un bon mec pour quelqu’un. Franchement j’y crois. Et j’espère aussi trouver quelqu’un qui me recadre si je merde trop. Je pense que j’en ai encore un peu besoin des fois. Mais au moins j’en ai conscience."

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