En télétravail, votre patron se masturbe plus que vous

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Le télétravail n'a pas que des désavantages. Certes, travailler de chez soi n'est pas toujours pratique, mais les personnes concernées ont appris à apprécier les petits avantages, tels que l'absence de trajet à faire, ou encore le fait de pouvoir prendre une petite pause sans personne pour nous juger. Petite pause qui peut parfois s'avérer des plus coquines.

Le premier confinement avait eu un impact terrible sur la vie sexuelle des Français, dont la libido avait chuté drastiquement. Le fait d'être l'un sur l'autre, de devoir gérer les enfants et l'école à la maison, de ne pas pouvoir mettre le nez dehors, tout cela ajouté à la crainte autour de cette nouvelle maladie... Pas étonnant que, sur cette période, 39% des Français aient décidé de renoncer purement et simplement au sexe.

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Depuis ? Les choses vont mieux, du moins un peu. Ce nouveau confinement est certes contraignant. Mais il l'est nettement moins que le premier, notamment grâce à la possibilité de faire les boutiques, et surtout grâce au fait que les écoles soient ouvertes, ce qui soulage beaucoup les parents. Résultat, selon une étude Ifop pour Gleeden – réalisée sur un échantillon représentatif de 2 000 personnes – la libido des Français serait en hausse. Alors que seuls 11% des sondés faisaient l'amour entre deux et trois fois par semaine pendant le premier confinement, ce chiffre est grimpé à 14% pour le second. Il y a du progrès.

Les cadres apprécient encore les plaisirs solitaires

Mais qui dit libido en hausse ne signifie pas forcément relation sexuelle. Entre les personnes confinées en solo, les célibataires et celles et ceux qui sont confiné·e·s avec quelqu’un qui souffre d'une chute de désir, la masturbation a toujours de beaux jours devant elle. Après tout, il n'y a pas de mal à se faire du bien – le tout sans risquer la moindre contamination ! – et la hausse de la vente de sextoys cette année prouve que tous les moyens sont bons pour prendre son pied.

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Cela ne signifie pas pour autant que nous sommes tous égaux face au plaisir solitaire, et encore moins durant les heures où nous sommes en poste. Selon l'étude Ifop réalisée pour Gleeden, 17% des confinés en télétravail n'ont pas hésité à se faire du bien sur leurs horaires de boulot. Un chiffre qui explose chez les dirigeants d'entreprise, puisque ces derniers sont 29% à l'avoir fait, contre seulement 15% des salariés.

Des disparités liées à la surveillance ?

Comment expliquer une telle différence ? Impossible de spéculer sur le sexe des interrogés, puisque ce facteur n'est pas communiqué. Mais le statut de supérieur hiérarchique pourrait en revanche permettre aux concerné.e.s de se sentir plus à l'aise à l'idée de prendre une pause crapuleuse. C'est en tout cas ce qu'affirme Hélène* : "Me masturber sur ma journée de travail ? J'aimerais bien, mais encore faudrait-il avoir le temps." Monteuse vidéo, la jeune femme est en télétravail depuis le début du reconfinement, et croule sous les tâches à effectuer. "Ma patronne estime que, puisque nous n'avons pas de transports à prendre pour venir au boulot, nous devons commencer plus tôt et finir plus tard. Non seulement on est tous occupés à chaque seconde de la journée, mais en plus, on doit la tenir au courant heure par heure de nos avancées. J'ai déjà du mal à prendre une pause pour manger, alors pour me faire du bien... C'est compliqué."

Le télétravail représente en effet une source de conflit entre patrons et employés. De nombreux employeurs sont en effet inquiets de ne pas avoir leurs salariés sous les yeux, et donc de ne pas pouvoir s'assurer qu'ils passent bien chaque minute de la journée à travailler. Ce qui n'est toutefois pas le cas de Philippe*, qui estime que les personnes qu'il dirige peuvent faire ce qu'elles veulent, du moment qu'il ne le sait pas. "Tant que ça n'impacte pas le travail à faire, ça ne me dérange pas", dit-il. "Et c'est d'ailleurs valable au bureau également : si mes employés veulent se masturber dans les toilettes, pourquoi pas, du moment que c'est fait dans l'intimité." Lui-même l'affirme d'ailleurs, en télétravail, il ne se prive pas : "Je n'ai aucun scrupule à prendre moi-même des pauses pour me masturber."

Charly*, lui, fait partie de ces salariés qui n'hésitent pas à se faire du bien sur leurs heures d’activité : "Tant que l'objectif est atteint, on peut gérer sa journée, ses pauses", affirme-t-il. "Si je me sens motivé dirons-nous, je n'hésite pas à me prendre une pause pour me masturber. Encore plus véridique sur une journée bien remplie, ou après une réunion stressante, ça me fait du bien de lâcher prise et de me toucher." En revanche, il préfère ne pas imaginer la réaction de ses supérieurs hiérarchiques s'ils l'apprenaient : "Je pense qu'ils auraient certainement quelque chose à redire", avance-t-il, avant de nuancer : "Pour le coup, ça ne me dérange pas de finir plus tard si je me suis pris une pause détente dans la journée." Une bonne façon de "compenser".

*Dans un souci d'anonymat, les prénoms ont été changés.

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