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Isabelle Gélinas se confie sur une de ses passions : “J’ai fini par les dégoûter”, ses parents débordés

PARIS, FRANCE - JUNE 03: Isabelle Gelinas attend the 2019 French Tennis Open - Day Eight at Roland Garros on June 03, 2019 in Paris, France. (Photo by Stephane Cardinale - Corbis/Corbis via Getty Images)
Isabelle Gélinas se confie sur une de ses passions : “J’ai fini par les dégoûter”, ses parents débordés. Photo by Stephane Cardinale - Corbis/Corbis via Getty Images)

Actrice dans la série "Fais pas ci, Fais pas ça", Isabelle Gélinas a également un rôle récurrent dans le feuilleton "Crimes parfaits", diffusé ce mardi 21 février sur France 3 à 21h10. Née à Montréal, l'actrice franco-canadienne a connu une éducation assez stricte, ce qui ne l'a pas empêchée de développer une passion qui a donné du fil à retordre à ses parents.

Invitée du podcast "C'est une chanson", sur France Inter, Isabelle Gélinas était invitée à se confier sur son rapport à la musique. "Quand j'étais enfant je n'avais pas trop accès à la musique, à part à la musique classique. Mon père était assez rigoureux là-dessus. Je n'avais pas trop le droit d'écouter du rock", s'est-elle souvenue.

Mais en croyant bien faire, les parents de l'actrice lui font découvrir Barbara. Ils ne pouvaient alors pas imaginer ce que l'artiste déclencherait chez leur fille : "J'écoutais un peu ce qu'ils écoutaient eux, ma mère était folle de Barbara, mon père aussi d'ailleurs. Mais moi je suis devenue encore plus folle."

"S'il te plaît, change de disque"

La chanteuse devient une idole pour Isabelle Gélinas, qui, comme de nombreux enfants, rêve de lui ressembler. "Je voulais m'habiller en noir, je la trouvais d'une beauté exceptionnelle... 'Quand je serai grande, je serai Barbara quoi'."

Ses parents tentent de réfréner ses ardeurs : "Je n'avais pas trop le droit de me mettre en noir quand j'étais petite", a-t-elle précisé. Mais le mal est fait, et Isabelle Gélinas écoute Barbara en boucle dans la maison familiale. "J'ai fini par les dégoûter tellement j'écoutais. Je me souviens de mon père frappant à la porte de ma chambre qui disait : 'Chérie, Barbara stop'. J'écoutais Barbara en faisant mes devoirs, en prenant ma douche... Je l'écoutais tout le temps. Mon père me disait : 'Tu es en train de nous dégouter de Barbara, donc s'il te plaît change de disque'. (...) Moi, je vais au bout des choses."

Si les chansons de Barbara l'accompagnent depuis petite, Isabelle Gélinas n'en comprend le sens, pour certaines, qu'à l'adolescence. "Barbara m'a accompagnée de mes 7-8 ans à mes 13-14 ans. Au fur et à mesure, les chansons faisaient sens. Sauf cette chanson-là ("Parce que (je t'aime)"; ndlr), que je ne comprenais pas quand j'étais enfant. C'est parce qu'elle l'aime qu'elle préfère le quitter. Pour moi, c'était incompréhensible. J'ai compris le sens profond de cette chanson vers 15 ans, peut-être."

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"C'est un peu ma déesse"

Mais la comédienne n'écoutera pas le conseil de la chanteuse. Ainsi elle confie s'être accrochée à des relations qui battaient de l'aile. "Je me suis toujours dit 'si, si, ça va repartir vers du mieux'. Et en fait, je n'ai pas du tout mis en pratique le conseil de Barbara. Comme disait très bien mon père, 'il n'y a pas de colle pour réparer' quand c'est un tout petit peu fêlé. 'Il n'y a pas de colle, ma chérie', ça, je l'ai entendu. Donc elle avait raison."

Depuis, Isabelle Gélinas a découvert d'autres types de musique, même si Barbara reste sa madeleine de Proust. "Je l'écoute beaucoup moins qu'avant, mais parfois, tout d'un coup, j'ai envie, j'ai une pulsion, il faut que j'écoute une chanson de Barbara, et en général quand j'en écoute une, j'en écoute trente. Ça me ramène à l'enfance, à l'adolescence, ça m'élève. C'est quand même un petit peu ma déesse."

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