Les amours de l'été : "Je l'ai rencontré pendant le confinement alors que ça faisait dix ans que j'étais fidèle au même mec"

Lucile Bellan
·6 min de lecture
Les amours de l'été
Les amours de l'été

De nombreux.ses célibataires ont cherché l’amour ou ont tenté de trouver une épaule réconfortante pendant le confinement. Cette rencontre a marqué un tournant dans leur vie amoureuse. Tant et si bien qu’au déconfinement, ils ont décidé de passer un cap : passer leur premier été ensemble. Découvrez leurs histoires.

Julie a une trentaine d’années et est cheffe d’entreprise. Le confinement a été pour elle l’occasion d’un véritable bouleversement personnel : "Quand le confinement a débuté je venais d'annoncer à mon compagnon, avec qui je suis depuis dix ans, que je souhaitais mettre un terme à notre histoire." Elle précise : "S’il y a bien une chose à savoir sur moi c'est que si je mets un temps monstre à me décider, une fois que j'ai pris ma décision, j'avance avec la ténacité d'un boulet de canon."

Confinée et en pleine rupture

Pour elle, les mois de confinement ont été difficiles : "On s'est retrouvé à vivre en colocation avec mon ex, notre enfant au milieu." Par peur de la solitude, Julie décide de s’inscrire sur Tinder : "Mes amis proches ne vivent pas forcément près de chez moi, et ceux qui le sont, sont très pris par leur vie de famille. Je me suis projetée après le confinement, sans vie sociale, et j'ai paniqué. L'idée était donc de trouver des personnes, hommes ou femmes avec qui discuter, avoir des atomes crochus et éventuellement passer de bons moments."

Il est devenu assez vite la bouée qui m'a permis de surmonter cette période de confinement.

C’est sur l’application qu’elle rencontre Alex. Julie sait ce qu’elle veut et Alex lui plait tout de suite : "Je suis ce genre de nana un peu sélective qui trie vraiment à l'extrême les profils avec lesquels je matche. Il ne faut pas que le mec soit un stéréotype du beau gosse, j'ai du mal avec les dix photos de voyage ou les photos de beuverie entre amis, il faut que son profil soit un peu rempli et je fuis comme la peste les personnes qui bossent dans le marketing, la banque ou le commerce." Elle lance la discussion en lui posant "une question débile" et, une fois le contact établi, la complicité est évidente : "On n'a pas arrêté de parler pendant toutes les semaines qu'ont duré le confinement. Plus on discutait, plus j'en apprenais sur lui, et plus j'avais envie de creuser. Au fil des jours, les conversations WhatsApp se sont transformées en coups de fil, puis on a eu des rencards virtuels en visio où l'on passait parfois des heures entières à discuter. Sans que je le veuille, sans même que je l'intellectualise, il est devenu assez vite la bouée qui m'a permis de surmonter cette période de confinement et je pense avoir eu le même effet sur lui."

On allait se voir, et on allait enfin être dans les bras l'un de l’autre.

Avec lui, tout est "fluide et facile" selon Julie. Et ils décident vite de se rencontrer… Enfin, dès que ce sera possible. "Ça peut paraître fou, mais à ce moment-là, on avait déjà l'impression que quelques heures autour d'un verre ne nous suffiraient pas. On savait clairement qu'entre nous, il n'allait pas être question de savoir si l'on se plaisait ou si l'on avait quelque chose à vivre ensemble. C'était juste admis. On allait se voir, et on allait enfin être dans les bras l'un de l’autre."

La première rencontre en vrai

Le déconfinement annoncé, Julie et Alex peuvent s’organiser. Ils n’arrivent plus à attendre, alors Julie prend les devants dès le 11 mai : "À minuit, je me suis échappée de chez moi en catimini pour le rejoindre pour quelques heures volées. Même si c'était terminé avec le père de mon enfant, il était hors de question de lui dire la vérité. Début d'histoire ou pas avec Alex, le tout devait rester sous le prisme du secret. Je suis arrivée au point de rendez-vous en ayant l'impression d'être dans le corps d'une autre personne. Non seulement c'était mon premier acte de liberté individuelle pure en huit semaines, mais en plus j'étais en train de me diriger vers un date alors que ça faisait dix ans que j'étais fidèle au même mec."

C'était un inconnu mais j'avais l'impression de le connaître intimement depuis très longtemps.

Le moment est magique : "On est sortis de nos voitures et je me suis lovée dans ses bras pour l'embrasser. Je ne pouvais pas parler ou réfléchir. On avait assez parlé pendant des semaines et on avait juste besoin de se découvrir enfin en chair et en os. Au final, alors que j'avais devant moi un inconnu, j'avais l'impression de le connaître intimement depuis très longtemps. Si la découverte de sa peau, de son odeur, de sa présence étaient réelles, je retrouvais cependant tout ce que j'avais aperçu pendant des semaines de discussion. Il était en face de moi, réel et exactement comme je l'avais imaginé. Et encore une fois, c'était évident."

“On fait un sacré pari sur l’avenir en partant ensemble”

Depuis ce rendez-vous, les deux amoureux s’organisent au mieux pour passer du temps ensemble. Julie, doucement, reprend sa liberté : "J'ai pris un appartement et on s'accorde comme on peut pour passer du temps ensemble en fonction de nos disponibilités et des semaines où j'ai mon enfant avec moi. J'ai souvent l'impression d'avoir deux vies qui se percutent entre les moments où je suis dans la réalité de mon quotidien de maman, une semaine sur deux, et le reste du temps où je suis avec lui et où on continue à se découvrir."

Le confinement, finalement, leur aura permis d’établir des bases solides pour leur relation : "J'en sais énormément sur lui et vice versa car, pendant deux mois, on avait que ça à faire : discuter de nous et nous confier. Ça a été un accélérateur émotionnel et aujourd'hui je suis attachée à lui comme à une personne faisant partie de ma vie depuis très longtemps alors que si on y réfléchit, notre relation réelle à moins de deux mois !"

Cet été, ils passeront leurs vacances ensemble, c’est une évidence : "J’avais un projet de voyage depuis quelques temps, je lui en ai parlé, il a adhéré à l'idée. La semaine suivante, je nous réservais des billets d'avion. C'est un peu plus tard que j'ai réalisé que le voyage aurait lieu dans plusieurs mois et que l'on faisait donc un sacré pari sur l'avenir en partant ensemble. Je lui ai demandé si ça lui faisait peur, il m'a dit que non. De mon côté, j'ai juste hâte de partager ces moments avec lui." Ces vacances, c’est leur seul plan pour l’avenir… pour le reste, ils ont choisi de se laisser porter.

A LIRE AUSSI

>> Le crush à l'épreuve du déconfinement : "On n'aurait jamais tenté ça avec un homme en face. Trop risqué"

>> Ces motifs inavouables de rupture : “J'ai quitté un ex à cause de son nez. J'avais peur que nos enfants soient moches"

>> Le crush à l'épreuve du déconfinement : "Ma mère nettoie mes caleçons, j’ai la libido dans les chaussettes"