Largué.e, délivré.e : "Il a cassé la porte en partant"

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Vous vous rappelez de ce sentiment de vide quand il ou elle prononce l’irrévocabilité ? Pourtant, les ruptures, si elles peuvent apparaître insurmontables, nous apprennent toujours. Largué.e, délivré.e raconte ces moments de la vie où il a été question de se réinventer pour vivre une vie plus belle encore.

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La rupture la plus marquante de la vie sentimentale d’Elena date d’il y a 6 mois : "C’est encore un peu frais mais je m’en suis remise. Je crois qu’au moment où il m’a quittée, je commençais à avoir des doutes de mon côté. Il a juste été plus rapide que moi. Je ne lui en veux que d’une chose, c’est la façon dont ça s’est passé."

L’ex d’Elena la quitte un dimanche matin : "Il s’est mis en colère parce que je refusais de me lever du lit pour faire du café. Ça a commencé comme ça et puis ça a escaladé. Il s’est mis à me reprocher de ne jamais lever mes fesses, de traîner toujours au lit ou dans le canapé. Il s’est mis à dire que c’était tout sauf sexy et que j’allais me transformer en grosse vache. Il a été horrible. Moi je n’ai pas su comment réagir. Je suis restée au lit à le regarder avec les yeux ronds. Il est parti en roue libre tout seul, il n’avait même plus besoin de moi. J’ai compris qu’il allait me quitter et j’ai ressenti comme un soulagement."

Un départ avec perte et fracas

L’ex d’Elena annonce qu’il la quitte et prend ses affaires pour rentrer chez lui : "Il a cassé la porte en partant. Je ne sais pas comment il a fait ou s'il a fait exprès. Il l’a claquée tellement fort - et je soupçonne que le loquet était encore un peu sorti - qu’il était impossible pour moi de sortir après. Je n’ai pas couru après lui donc je m’en suis rendu compte quelques heures après. J’ai voulu aller faire quelques courses et je n’ai rien pu tirer de la porte. J’ai paniqué et appelé mes parents pour savoir ce que je pouvais faire, c’est eux qui m’ont conseillé d’appeler l’assurance."

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Elena ne sait pas comment expliquer ce qui s’est passé à l’artisan : "Il a vu que j’étais gênée et que je ne savais pas du tout comment je m’étais débrouillée pour me retrouver enfermée chez moi. La serrure était complètement cassée selon lui, et il a proposé de la changer. Mon ex n’avait pas ma clé mais j’ai quand même été rassurée de savoir qu’il n’avait plus aucun moyen de venir chez moi maintenant. Ça mettait notre histoire derrière moi. Il avait été tellement agressif pendant la rupture que j’étais un peu angoissée. Quand l’artisan a ouvert la porte, il y avait ma meilleure amie derrière. Elle est restée chez moi pendant 4 jours."

Une cohabitation fructueuse

C’est cette cohabitation qui les motive à tenter l’aventure de la colocation : "C’était tellement bien d’habiter avec elle. Et puis je me suis dit que ça ne serait pas passé comme ça si j’avais eu une coloc. Mon ex ne se serait certainement pas permis de m’engueuler comme il l’a fait. Avec elle, je m’éclate et je me sens en sécurité. Il nous arrive de voir des mecs mais ce n’est jamais sérieux pour le moment. Je sens quand même que ma vie est plus heureuse depuis qu’elle est là tout le temps. On s’entend parfaitement et on a les mêmes envies au même moment. Avec elle, je n’ai pas peur de légumer dans notre canapé. Et je sais qu’elle ne me juge pas."

Elena a affiné sa liste de qualités attendues chez un futur compagnon : "Il me faut surtout quelqu’un qui n’est pas colérique du tout. Un homme violent verbalement et capable de casser une porte de colère c’est niet. Il me faut aussi quelqu’un avec qui je m’entends aussi bien, voire mieux, qu’avec ma meilleure amie. Pas question de me caser avec moins bien qu’elle. C’est aussi pour ça que je n’ai pas eu de relation sérieuse depuis 6 mois. Il y a toujours un truc qui cloche. Je m’en fous au fond si on finit toutes les deux. Cette amitié-là, elle m’épanouie largement autant qu’un mec."

L'espoir d'un "mec bien"

Elena espère pourtant que son amie va trouver l’amour : "C’est soit on le trouve toutes les deux, soit on ne le trouve pas du tout. Je sais que ma meilleure amie est une romantique, ça me ferait mal pour elle de ne pas avoir d’homme du tout dans sa vie. Mais elle est comme moi, elle limite les concessions. Le prochain mec, pour elle comme pour moi, ce sera un mec bien. Et croyez-le ou non, ça ne court pas les rues."

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