Largué.e, délivré.e : "Il m’a dépeinte comme une gourdasse avec des phases nympho"

Largué.e, délivré.e :
Largué.e, délivré.e : "Il m’a dépeinte comme une gourdasse avec des phases nympho"

Vous vous rappelez de ce sentiment de vide quand il ou elle prononce l’irrévocabilité ? Pourtant, les ruptures, si elles peuvent apparaître insurmontables, nous apprennent toujours. Largué.e, délivré.e raconte ces moments de la vie où il a été question de se réinventer pour vivre une vie plus belle encore.

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Alexandra est en couple avec Arnaud depuis 6 ans quand celui-ci décide de la quitter : "Je ne m’attendais pas du tout à une rupture même si on traversait une phase pas facile. Il était de plus en plus colérique et je regardais passer la tempête. Je me disais qu’il avait des problèmes au boulot, du stress et des frustrations mais je n’ai pas vu que c’est moi qui l’énervais. Il ne passait pas juste ses nerfs sur moi, il était sur les nerfs à cause de moi. Je m’en suis rendu compte complètement le soir où il m’a quittée. Il a vidé son sac. Il m’a traité de tous les noms. J’étais sous le choc. Je n’ai même pas su quoi répondre. J’aurais dû lui crier dessus en retour mais je n’ai pas réussi."

Une rupture définitive

Arnaud quitte leur maison en étant très clair sur le fait que sa décision est définitive : "Je ne pouvais pas confondre avec une de ses colères précédentes, c’est clair. C’était fini entre nous et il a bien tenu à ce que je comprenne que c’était de ma faute. J’ai déjà dû digérer ça mais je ne m’attendais pas à ce qu’il continue sa petite crise un peu partout. En quelques jours, il avait vomi sa bile sur tous les réseaux sociaux où j’étais, dans notre groupe d’amis, dans sa famille. Il m’a insulté partout où il a pu. Il m’a dépeinte comme une gourdasse complètement conne avec des phases nympho, une débile sans ambition (parce que je m’en fiche d’avoir une promotion à mon travail), un poids mort. Ça fait 4 ans que c’est arrivé et je pourrais réciter ses messages de haine par coeur tellement je les ai lus. Je n’ai pas compris pourquoi il avait tenu à me brûler sur la place publique comme ça."

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Sur les conseils d’une amie, Alexandra pose une main courante : "Vu la violence de ses messages et la quantité qu’il y avait eu, j’ai pu déposer une main courante pour harcèlement. Je savais que ça n’allait servir à rien de concret à part me sentir légitime comme victime face à lui. J’avais besoin qu’on me prenne au sérieux, qu’on reconnaisse ma souffrance. J’ai eu la chance de tomber sur des policiers qui ont été compréhensifs, je sais que ce n’est pas toujours le cas. Et j’ai été entourée par mes amies et ma famille. J’ai tellement eu peur d’être grillée partout, que tout le monde soit de son côté, mais ça n’a pas été le cas. Il a même perdu des amis à cause de son comportement. Je sais qu’il n’est pas encore calmé, s'il entend mon nom, il se lance dans une diarrhée verbale. Il a le sentiment que je lui ai fait perdre du temps. Ce ne sont plus mes affaires."

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Un temps nécessaire de reconstruction

Alexandra a retrouvé l’amour 2 ans après la rupture : "J’ai eu du mal à faire confiance à nouveau mais je suis tombée sur un homme doux et qui me respecte. Il a pris son temps pour que je me sente en sécurité. Il a prouvé avec son comportement qu’il n’était pas du tout comme mon ex. J’avais besoin de ça. Je n’avais pas réalisé à quel point la relation était pourrie bien avant la rupture de l’enfer. J’étais traumatisée quand il m’a quittée. J’avais développé des murs de défense autour de moi pour supporter sa colère. Je ne ressentais plus grand chose. J’ai eu besoin d’une thérapie et de beaucoup d’amour pour survivre de ça et je pense que j’ai eu de la chance aussi. Maintenant je suis enfin tout à fait moi, heureuse et bien accompagnée."

Quand son ex s’est remis en couple, elle n’a pas pu s’empêcher de contacter sa nouvelle compagne : "Je savais que c’était peut-être une mauvaise idée mais je ne voulais pas vivre avec la culpabilité de n’avoir rien dit. J’ai demandé à cette femme si elle était d’accord pour aller boire un café. On s’est rencontré et on a parlé. Elle en avait entendu des vertes et des mûres sur moi, ce n’était pas étonnant. Et moi je voulais la prévenir que ça pouvait être un homme dont la colère emporte tout. Qu’elle était peut-être la prochaine qui allait vivre ce que moi j’avais vécu. Elle m’a remercié. Je crois qu’elle est restée avec lui quelques mois de plus et elle l’a quitté. Je ne sais pas si ce que je lui ai raconté a pesé dans la balance, nous ne nous sommes jamais reparlé."

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