Fails love du déconfinement #2 : "Mon couple aura survécu au confinement mais pas au déconfinement"

Katia Rimbert
Journaliste
L'amour au temps du déconfinement

Près de deux semaines après la fin confinement, les amoureux se sont retrouvés et les crushs se sont rencontrés. Ou pas, quand la distance ne le permettait pas ou que l’envie n’était plus là. Les retrouvailles ne se sont pas toujours passées comme prévu et les sentiments n’étaient pas toujours au rendez-vous. La preuve avec vos nombreux témoignages glanés sur Twitter.

Depuis le 11 mai, l’amour respire de nouveau. Masqué certes, mais il respire tant bien que mal. Et cela a mis les Français en joie. Sauf que cela a donné lieu à quelques déceptions. La première semaine du déconfinement a été le théâtre de nombreuses désillusions amoureuses. Les jours suivants, on a de nouveau lu beaucoup de récits tristounets sur les réseaux sociaux.

Relations étiolées à cause de l’isolement, réticences inexpliquées de son crush, découverte de la friendzone (ah elle ne nous avait pas manqué, celle-la)... Le retour à la réalité est un peu trop abrupt pour quelques âmes en peine. On était peut-être mieux en quarantaine finalement, non ?

Le retour à la normale, parfois fatal pour les couples

Pour certains couples, le déconfinement a sonné le glas de leur relation. Il s’est révélé comme une prise de conscience, d’un côté ou de l’autre (parfois des deux), et a entraîné une rupture. Certains n’ont pas tiré de conclusion aussi radicale de cette période mais ont décidé de faire chambre à part pendant la quarantaine et de continuer ainsi après le 11 mai. D’autres ont assisté, impuissants, à la fin de leur idylle alors qu’ils étaient si fiers d’avoir surmonté le confinement ensemble. Ça fait mal.

La peur d’aller voir son crush

Rassurez-vous, il reste tout de même des couples qui ont survécu, même s’ils ne peuvent pas tous se voir à cause de la distance (pour rappel, on ne peut toujours pas se déplacer à plus de 100 km de son lieu d’habitation, sauf motif professionnel ou familial impérieux). Quant aux célibataires qui planifaient déjà leurs dates pendant le confinement, ils n’ont pas toujours pu exaucer leur vœu. Dur.

Et puis, il y a ceux et celles qui avaient bel et bien des rendez-vous galants mais qui n’ont absolument pas envie d’y aller. Ou qui ne se sont tout simplement pas pointés et ont préféré rester chez eux, un comble ? Peut-être mais cela peut s’expliquer par le blues du déconfinement, aussi appelé syndrome de la cabane : un état entre la nostalgie et l’anxiété extrême qui pousse les personnes qui en souffrent à prolonger leur isolement.

Ce type de comportement peut également être dû à une appréhension à l’idée de rencontrer ou de revoir quelqu’un, de lui parler en vrai, de ne pas être performant. Ou alors à cause d’une baisse de la libido depuis la fin du confinement. Décidément, le retour à la normale, ce n’est pas pour tout de suite.

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